Il s’agit ici d’apporter une contribution française dans la résolution d’un problème judiciaire qui exige le respect des souverainetés réciproques du Tchad et de la France. Une association française se prétendant une ONG humanitaire, s’affublant tour à tour localement des dénominations d’Arche de Zoé ou de Children Rescue, s’apprête à embarquer pour la France 103 enfants africains (tous mineurs), dans un contexte pour le moins flou, au mépris évident du respect des autorisations parentales ou légales tchadiennes requises. Pour les autorités tchadiennes, le délit est indiscutable d’enlèvement d’enfants, et d’escroquerie. Certes, les inculpés sont Français mais cela change-t-il quelque chose à la compétence évidente des juges tchadiens pour instruire et juger une affaire qui relève de leur juridiction ?
Sarkozy commence par promettre à son peuple que les inculpés français, quelles que soient les fautes commises, ne peuvent être jugés qu’en France, comme si le Tchad n’avait pas une justice compétente et souveraine ! Il pousse la caricature en réitérant la précédente épopée rocambolesque des infirmières bulgares, en se proposant d’aller chercher lui-même ses concitoyens dont on a dû précipiter la comparution devant des juges tchadiens contraints de travailler un dimanche pour satisfaire la demande du Président français !!! Que Nicolas ait encore besoin de tout ce cinéma pour plaire à ses élus de l’intérieur, peut-il en revanche oublier la souveraineté du Tchad ainsi que sa dignité ? Le ministre de l’intérieur tchadien a opportunément protesté et allégué l’insulte faite à son pays si la France exigeait que les inculpés soient jugés ailleurs qu’au Tchad.
Quant à la gauche française toujours « franchouillarde » et poussiéreuse, ce fut une honte de l’entendre chahuter Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, lorsque celle-ci a lancé en pleine Assemblée nationale que « l’Afrique de papa c’était fini !»
Mais Sarkozy continue de mépriser et d’insulter l’Afrique et les Africains, depuis son discours manifeste de juillet 2007 à Dakar. La France de progrès et de la vraie rupture avec le passé doit enfin condamner énergiquement ces pratiques sarkoziennes et ses rodomontades qui ne font que ternir l’éclat jadis si brillant d’un grand pays.
La sacro-sainte parole de
Sarkozy donnée depuis sa campagne présidentielle prescrivait aux services concernés le chiffre de 25.000 expulsions de sans -papiers d'ici la fin de 2007. Le principe de ramener à la frontière
des illégaux n'est pratiquement contesté par personne. Parce que le taux d'immigrés ne peut être illimité, que sa démographie est une mesure importante de la sécurité intérieure et extérieure de
tout un pays. Le principe du quota, en revanche, procède d'une démarche qui confine à la violence gratuite. Pourquoi 25.000, pas plus ni moins, et suivant quel critère sinon l'arbitraire ? On
aurait admis volontiers l'examen au cas par cas des dossiers car, derrière chaque candidat à l'asile se trouve une histoire singulière, humaine, sociale voire politique, qui légitime une étude
appropriée. Mais les services de l'immigration n'ont pas choisi cette voie de sagesse et de respect des droits de l'homme. Ils ont préféré la solution comminatoire et brutale de l
On a attendu avec une certaine anxiété la clôture de
l'université d'été du Parti socialiste le 2 septembre 2007. Inquiétude fondée avec l'absence remarquée des dirigeants de premier plan comme Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Lionel
Jospin. De plus, ces derniers temps, une presse peu amène ne s'est pas privée de diatribes à l'endroit d'un parti qui, selon elle, aurait perdu à jamais ses repères. A l'intérieur de
l'organisation elle-même, les discours autodestructeurs tenus par ceux que l'on est convenu d'appeler les "quadras", finissaient de battre en brèches ce qu'il restait encore d'espoir de
ressusciter la bête agonisante.


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